A vos agendas

17 avril 2009 par centrefinistere

A vos agendas !


Réunion publique avec Isabelle THOMAS,

candidate aux élections européennes

Le mardi 5 mai à 20 h 30 à Pont-de-Buis

salle François Mitterrand .

Mobilisons-nous !

LA FRANCE EN LIBERTÉS SURVEILLÉES

26 mars 2009 par centrefinistere
La République en danger

« Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Montesquieu in L’Ésprit des Lois.

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  “Alors que la France traverse une crise économique et sociale sans précédent depuis 1929, un pouvoir omniscient s’acharne à écorner les principes qui fondent le cœur de notre pacte républicain.

Depuis plusieurs mois et dans un même mouvement, les injustices, les reniements de droits sociaux et les atteintes répétées aux libertés publiques se succèdent : le vote du paquet fiscal et la loi sur la récidive instaurant les peines planchers, les franchises médicales et la loi sur la rétention de sûreté, la réécriture du code du travail et la reprise en main de l’audiovisuel public… Le mouvement de recul des droits est global.

Président de l’UMP, président de la République, Premier ministre dans les faits, conseiller général des Hauts-de-Seine par procuration… Tout cela n’était pas suffisant aux yeux de Nicolas Sarkozy. À ce pouvoir exubérant, il a voulu ajouter le contrôle des médias publics, de la justice… Et ce qu’il ne peut contrôler, il a décidé de l’affaiblir : le mouvement associatif ou l’opposition au Parlement n’en sont que des exemples. Cet activisme dans la concentration du pouvoir est aujourd’hui le principal moteur de l’action du président de la République. Face à ce mouvement historique de régression des libertés, la gauche doit d’abord assumer son rôle : celui de révéler la réalité de l’action du pouvoir en place.

Mobilisé avec les forces sociales, engagé avec les parlementaires, présent sur le terrain avec ses réseaux militants, le Parti socialiste est au coeur de la mobilisation citoyenne pour défendre les valeurs de la République.

Au-delà de la nécessaire critique, le Parti socialiste se doit d’être un parti de projet d’avenir. Nous avons déjà proposé une alternative au plan de relance gouvernemental, conjuguant des solutions de nature à améliorer immédiatement le pouvoir d’achat des Français et des mesures susceptibles de soutenir les acteurs économiques en relançant l’investissement. Nous esquissons, notamment au travers de nos propositions sur la réforme des collectivités, un projet alternatif à la société de méfiance que la droite construit. Il devra être complété pour être présenté aux Français en 2012, lors des prochaines élections générales. Face à la régression conduite aujourd’hui par la droite, les socialistes et la gauche sauront, je le sais, répondre présents.

Si pour le Parti socialiste, la question sociale est centrale dans un pays rongé par les injustices et la précarité, refuser l’entreprise de déconstruction des libertés publiques actuellement à l’œuvre est un devoir.

C’est l’objet de ce livre. »

Martine Aubry

Première secrétaire du Parti socialiste

UNIVERSITÉ ET L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : LE CHOIX DE L’ÉMANCIPATION

26 mars 2009 par centrefinistere

Lettre ouverte de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste :

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Le mercredi 18 mars 2009

Madame, Monsieur,

“Quel que soit votre rôle au sein des universités, des laboratoires de Recherche et de toutes les institutions dont l’objet est de produire du savoir, de le transmettre, de le valoriser, je souhaite m’adresser à vous pour vous faire part à la fois de la grande préoccupation du Parti socialiste à l’égard de vos difficultés, de son soutien à l’égard du mouvement actuel, et de nos orientations pour construire une nouvelle politique.

Le mouvement exceptionnel qui se déroule dans les universités et la Recherche intervient dans un contexte où la science est devenue centrale. De nos jours, toutes les sciences sont mobilisées pour répondre aux problèmes de notre temps, et les chercheurs sont sollicités pour proposer leurs analyses. Mais je ne veux pas m’arrêter à cet aspect, aussi essentiel soit-il. Votre rôle est en effet avant tout de produire et de transmettre des connaissances, souvent sans aucune autre finalité que celle de repousser les limites du savoir. La « magie » de la Science, si vous me permettez d’utiliser ce terme un peu décalé dans un tel contexte, est une démarche gratuite d’où naissent des avancées aux retombées aussi inattendues que spectaculaires.

Depuis maintenant plusieurs semaines, les universités sont entrées dans un mouvement dont la nature et l’ampleur sont exceptionnelles. Celui-ci fait suite aux protestations quasi-ininterrompues depuis cinq ans, période durant laquelle la droite n’a eu de cesse de négliger vos institutions, tout en maquillant les données budgétaires, pour faire croire à de prétendues augmentations là où, au mieux, vous avez constaté la stagnation. Les chiffres sont éloquents : la France est désormais à la 14e place mondiale pour son effort de Recherche et guère mieux placée pour les dépenses par étudiant. Pourtant la recherche française est reconnue internationalement pour sa qualité dans de nombreux domaines, et les universités ont réussi à accompagner le grand mouvement d’augmentation du nombre d’étudiants.

Face aux projets destructeurs du gouvernement, vous êtes fortement mobilisés. Pour autant, vous soulignez en permanence votre volonté de réforme ; vous avez prouvé votre capacité de propositions lors des Etats Généraux de la Recherche en 2004, dont le gouvernement aurait été bien inspiré de reprendre les conclusions, car contrairement à ce qu’il prétend, il ne fait que travestir ces dernières et en réalité impulse le contraire de ce qui a été préconisé.

Dès le début du mouvement, le Parti socialiste vous a exprimé son soutien, et formule des propositions pour sortir de la crise, qui concerne aussi bien le statut des enseignants-chercheurs et des doctorants, la formation et le recrutement des enseignants, le rôle des organismes de recherche, l’emploi scientifique. Nous sommes ensuite passés à une remise en question complète de la politique du gouvernement en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Car nous vivons un de ces moments particuliers où un corps social se retrouve autour d’une réflexion sur sa place dans la société, son rapport aux citoyens et sur les conditions de son existence. Un moment où une communauté se lève pour arrêter l’offensive idéologique du pouvoir, qui veut instaurer la concurrence entre les personnels, entre les étudiants, entre les établissements. Le combat actuel est politique au sens le plus noble du terme, parce qu’il oppose deux visions du rôle de la science dans la société. Celle de la droite réduit le savoir à sa dimension immédiatement utile ; elle sacrifie l’investissement à long terme, et la pluridisciplinarité de la recherche.

En premier lieu, nous voulons augmenter le niveau de formation et de qualification dans notre pays : c’est une nécessité pour notre développement et un impératif pour promouvoir l’émancipation. Notre objectif est de former la moitié d’une classe d’âge au niveau de la Licence. Or les tendances actuelles sont inquiétantes : depuis quelques années, le taux de poursuite d’études des bacheliers est en baisse. Nous devons tout faire pour permettre la démocratisation des études supérieures. Celle-ci ne peut passer par des emprunts étudiants, qui forgeraient de nouvelles inégalités. L’allocation d’autonomie est une nécessité, et peut être financée réformant les différentes aides, notamment fiscales, liées à la politique familiale. Remettre en marche un ascenseur social est une priorité. La réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation », que veulent imposer Xavier DARCOS et Valérie PECRESSE, est grave sous de nombreux aspects, en particulier par la suppression de l’année de stage consécutive à la réussite au concours, et de son financement. Les propositions récentes sont très insuffisantes et nous devons au contraire explorer les pistes, proposées par plusieurs associations, visant à encourager les étudiants qui se destinent aux métiers exigeants de l’enseignement en leur offrant des financements spécifiques pendant leurs études, et en préservant le statut de fonctionnaire pendant le stage. Nous refusons la perspective d’une transformation des postes de fonctionnaires en postes de contractuels. Les études doivent concilier une formation disciplinaire associant des enseignants capables de suivre l’évolution de leur domaine, et des stages leur donnant accès à leur premier poste avec une réelle expérience de terrain.

Il s’agit ensuite de bâtir des processus de coopération entre les différents établissements d’enseignement supérieur : universités, écoles, classes préparatoires, BTS, etc. Les Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES), tels qu’ils avaient été conçus dans le rapport des Etats Généraux de la Recherche (et pas tels qu’ils ont été mis en place), sont le lieu naturel de cette coopération. On ne peut en rester à une balkanisation des filières d’enseignement.

Mais pour pouvoir coopérer, il faut qu’il y ait plus d’égalité. Or les différences de financement par étudiant sont aujourd’hui considérables. Il est urgent d’augmenter les moyens des universités, afin qu’elles offrent un cadre de travail décent aux étudiants, l’encadrement pédagogique dont ceux-ci ont besoin et un suivi individualisé. Nous devons également penser la carte nationale des formations supérieures. De nombreux établissements se trouvent dans des villes moyennes, et sont très inquiets pour leur avenir en raison du Plan-Campus qui concerne une dizaine de sites et délaisse la plupart des universités ; alors même que celles-ci jouent un rôle central pour l’accès à l’enseignement supérieur des étudiants défavorisés. Elles doivent occuper une place importante dans les PRES, favoriser ainsi la mobilité de leurs étudiants entre les différents établissements composant le PRES, et permettre à leur enseignants-chercheurs de conduire leur activité de recherche dans un laboratoire du PRES.

Enfin, nous devons agir au niveau européen. Les prochaines élections sont l’occasion d’impulser enfin des débats au Parlement Européen sur l’enseignement supérieur et la Recherche. Le processus de Lisbonne est de manière évidente en forte difficulté. L’objectif d’atteindre, en 2010, 3% du PIB pour les dépenses de Recherche est hors de portée. De plus, le soutien financier européen, dont les procédures de gestion sont trop lourdes, s’adresse essentiellement à la Recherche finalisée au détriment de la Recherche fondamentale. Une réorientation de la politique européenne de Recherche est nécessaire afin de favoriser des coopérations solides et durables, au lieu d’organiser la concurrence et offrir des financements de court-terme.

A ce stade, il faut parler des aspects budgétaires. Certes, la France vit une situation économique et sociale catastrophique. C’est pourquoi les socialistes ont proposé un vrai plan de relance, fondé sur le soutien aux ménages et à l’investissement. Nous devons poursuivre nos investissements d’avenir. Depuis 2007, le gouvernement proclame qu’il augmente chaque année le budget de l’enseignement supérieur et de la Recherche de 1,8 milliard d’euros. Malheureusement, ce chiffre est mensonger : la croissance globale réelle est faible voire nulle. Par ailleurs, les choix de répartition des moyens sont mauvais : les crédits de base des laboratoires sont au mieux en stagnation, un millier d’emplois scientifiques sont supprimés, pendant que le Crédit d’Impôt Recherche augmente de 600 millions. Une réorientation de ce budget est donc nécessaire et possible.

Ces grandes lignes doivent maintenant être déclinées plus précisément car la valeur d’une réforme tient aussi à son adéquation aux situations de terrain. C’est pour cela qu’avec nos partenaires communistes et écologistes, nous avons lancé un processus de consultation des organisations de votre secteur. Ces auditions, qui sont rendues publiques par leur diffusion sur Internet, serviront de base à un débat auquel je vous invite à prendre part. Les propositions socialistes pour l’enseignement supérieur et la Recherche s’appuieront sur ce travail collectif lancé aujourd’hui.

Pour les socialistes, la connaissance est un élément central de leur projet politique. L’éducation, de la maternelle à l’université, la Recherche, et plus généralement les services publics, exige une renaissance, pour le bénéfice de tous nos concitoyens. Nous avons besoin d’un travail collectif pour définir la politique de demain : nous comptons sur vous, pour y apporter votre contribution. »

Martine Aubry

Première secrétaire du Parti socialiste

 

IN MEMORIAM : ROBERT VERDIER (1910-2009)

26 mars 2009 par centrefinistere

verdier.jpg« Avec la mort de Robert Verdier, le socialisme a perdu plus qu’une grande figure. Bien sûr, nous garderons le souvenir du jeune secrétaire général adjoint de la SFIO, qui, derrière Daniel Mayer, et quelques autres, a incarné le renouveau du socialisme résistant. »
Alain Bergounioux

Avec la mort de Robert Verdier, le socialisme a perdu plus qu’une grande figure. Bien sûr, nous garderons le souvenir du jeune secrétaire général adjoint de la SFIO, qui, derrière Daniel Mayer, et quelques autres, a incarné le renouveau du socialisme résistant. Mais nous pensons – pour avoir le privilège de l’avoir connu dans ses activités de Président de la Société des Amis de Léon Blum et de responsable de la Ligue des droits de l’homme – à l’homme, à sa personnalité chaleureuse, à sa grande rectitude morale, à une personnalité qui ne séparait pas l’expression de ses convictions du sens des responsabilités. Que Léon Blum ait voulu qu’il fût son adjoint à la rédaction du Populaire, en 1946, ne relève pas du hasard. Tous les deux ont incarné profondément un socialisme humaniste avant toute chose, loin de la volonté de faire le bonheur des hommes malgré eux….Jeune professeur à Montpellier, en 1934, il se lance dans l’action politique et syndicale. Nommé à Paris, marqué » par le pacifisme, comme beaucoup de jeunes socialistes de sa génération (il était né en 1910), il n’accepte cependant pas l’esprit munichois et rallie les positions de Léon Blum. Démobilisé en juillet 1940, dès octobre, avec quelques camarades, il entreprend de reconstruire des structures socialistes dans la clandestinité. Il appartient à Libération Nord. Il rejoint Daniel Mayer dans la création du Comité d’Action Socialiste puis du parti socialiste clandestin dont il deviendra le secrétaire général adjoint.
Député, dès novembre 1944 à l’Assemblée Consultative provisoire puis aux deux assemblée constituantes, il va connaître une courte carrière parlementaire entre 1951 et 1958, particulièrement actif dans de nombreuses responsabilités. Mais il est également très présent dans les débats du Parti. Battu avec Daniel Mayer, au congrès d’août 1946, il demeure au bureau de la SFIO et entame une carrière de journaliste, au Populaire, journal du parti, aux côtés de Léon Blum, puis sans lui après sa mort en 1950. Rapidement, il devient, avec Alain Savary, un spécialiste des problèmes de la décolonisation. Il intervient contre la répression en Tunisie et au Maroc. Il appuie la politique suivie par le gouvernement de Pierre Mendès-France en 1954. La question de la Communauté Européenne de Défense, la même année, le conduit à jouer un rôle actif dans le rejet du Traité, comme un grand nombre de parlementaires, mais contre les décisions des congrès socialistes. Sanctionné, il abandonne la direction du Populaire.

C’est la guerre d’Algérie qui l’amène à prendre une part importante dans la constitution d’un courant minoritaire. Dès juin 1956, il est un des principaux rédacteurs d’une motion, pour le congrès de la SFIO, qui reconnaît le « fait national algérien ». En juillet 1957, il vote contre le renouvellement et l’extension des pouvoirs spéciaux en Algérie. En mai 1958, il défend, en vain, une politique de fermeté face aux insurgés d’Alger et, le 1er juin, vote contre l’investiture du général De Gaulle.

Il n’est, donc, pas étonnant qu’il se trouve aux cotés de Daniel Mayer, Pierre Mendès-France, François Mitterrand en août 1958 pour tenter de réunir la gauche non communiste qui refuse le « coup d’État » dans une éphémère Union des forces démocratiques. Il est un des membres fondateurs du Parti socialiste autonome, en septembre, dont il devient secrétaire adjoint, aux côtés d’Édouard Depreux. Battu aux élections législatives, il reprend un poste de professeur. En 1960, il est un des fondateurs du PSU. Mais, après la guerre d’Algérie, avec Alain Savary, mal à l’aise dans un Parti trop divisé, il le quitte pour participer à l’aventure de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste, créée par François Mitterrand. Évidemment, il est, avec Alain Savary, dans la création du nouveau Parti socialiste, en avril 1969, dont il devient (encore une fois) secrétaire adjoint. Battu à Épinay, il n’entre pas pour autant dans l’opposition et siège même pour dix années au Comité directeur du Parti.

Il donne, cependant, désormais la priorité à d’autres activités intellectuelles et sociales. Président de la Société des Amis de Léon Blum, il anime les Cahiers Léon Blum, vite reconnus par les historiens. Entré à la demande de Daniel Mayer, à la Ligue des Droits de l’Homme, il poursuit son combat ancien pour la dignité et la liberté des hommes. En 2003, il assume encore la direction de la Commission Internationale de la Ligue.
Ce rappel d’une « sa longue vie » largement consacré aux autres, dans la fidélité à ses convictions de jeunesse, laisse encore beaucoup à dire. Heureusement, Robert Verdier avait publié récemment ses Mémoires, empreintes de modestie, à l’image de sa personnalité, mais qui ressuscite tout un itinéraire révélateur de notre histoire collective.
Le mieux, pour nous, est encore de les lire….
Alain Bergounioux

Robert Verdier a publié de très nombreux articles, particulièrement dans le Populaire, Le Midi Libre, La Revue Socialiste, Les Cahiers Léon Blum, Hommes et Liberté.
Il est l’auteur de deux ouvrages : PS-PC, Une lutte pour l’entente, 1920-1976 (Paris, Seghers, 1976) et Bilan d’une scission, le congrès de Tours (Gallimard, collection Idées, 1981), le co-directeur avec Pierre Guidoni d’un ouvrage collectif (Les Socialistes en Résistance,1940-1944, Paris, Seli Arslan, 1999) et l’auteur de deux brochures parues aux Éditions de la liberté La Vie clandestine du parti socialiste et la Doctrine et les tâches du socialisme.
En 2005, il a publié ses mémoires avec une préface de Pascal Ory (l’Harmattan, 233 p).

Lire la critique des mémoires de Robert Verdier parue dans l’OURS

ELECTIONS DES DELEGUES DE CIRCONSCRIPTION

24 février 2009 par centrefinistere

Candidature de Véronique RAHER-HERIAUD pour la 6e circonscription

Face à une crise sans précédent, notre pays a, plus que jamais besoin d’un PS fort, mobilisé, porteur d’une alternative sociale soutenant nos concitoyens contre les dangers qui s’amoncèlent.
Les crises financière, économique, environnementale, alimentaire, énergétique créent les conditions d’une crise sociale et politique. Et le plus dur reste à venir.
Dans toutes nos communes nous voyons l’emploi décroître, les services publics disparaître, la pauvreté progresser, les crises s’installer.
Face à ces périls nous devons nous rassembler, nous socialistes et faire front avec toute la gauche. Nous ne serons jamais trop nombreux pour endiguer les assauts d’un capitalisme sans limites.
Il nous appartient aujourd’hui de nous mobiliser, de doter notre parti d’une vraie dynamique pour redonner espoir à nos concitoyens, reconquérir le terrain perdu face au libéralisme de tous les excès.
Militante, conseillère régionale, confrontée, comme tous, aux dangers qui s’amoncèlent, je souhaite rassembler, rénover, dynamiser pour reconquérir.
Aussi, je me présente devant vous pour devenir déléguée de circonscription au service des militants et des sections, pour relever, tous ensemble, ces défis.

Assemblée Générale de la 6ème Circonscription

24 février 2009 par centrefinistere

La prochaine Assemblée Générale de la 6e circonscription qui aura lieu le

Mercredi 25 février à 20h

au local du PS Châteaulin

 6, rue Raoul Anthony - 29150 Châteaulin

Ordre du jour :

  •  présentation de la candidate
  • point sur la situation politique actuelle

L’encyclopédie du Socialisme s’agrandit !!!

13 août 2008 par centrefinistere

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Quatre nouvelles parutions…



En août 2008, l’Encyclopédie du Socialisme s’enrichit de quatre nouveaux titres :

  • Laurent Jalabert “Un combat socialiste : la régionalisation (1950-2007)”

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Le pouvoir régional en France est né de la volonté des socialistes qui, dès la IVe République, ont lancé les premières initiatives. Profitant des atermoiements des gaullistes et de la droite libérale des premières  décennies de la Ve République, ils ont très tôt eu l’intuition de faire de la « régionalisation » un projet porteur. En gestation dans la confusion des débats intellectuels et face à la difficulté d’unir la famille socialiste dans les années 1960, le projet se structure dans les années 1970 autour de quatre idées : régionalisation et planification, régionalisation et autogestion,
régionalisation et Europe, régionalisation dans la décentralisation.

Au fil des années, le projet socialiste de régionalisation, inclus dans un programme de  décentralisation, se transforme en grand projet de modernisation de la société française.

Il est dès 1981 la grande affaire du premier septennat de François Mitterrand. Confié à Gaston Defferre, il déçoit  cependant les tenants d’une forte régionalisation. Pour autant, l’institution mûrit peu à peu, et les socialistes ont fait émerger un mode spécifique de la gestion régionale, même s’ils restent limités par des législations contraignantes et l’absence de moyens financiers.
Aujourd’hui, ils poussent à une  refonte de l’institution.

Laurent Jalabert, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Nantes. Ses travaux portent sur l’histoire politique et culturelle de la France sous la Ve République.

Fiche de commande du livre : Téléchargement n20_jalabert.pdf

  • François Kaflon & Tristan Klein ” Le temps de la réconciliation - La gauche et le travail”

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Parmi les raisons qui expliquent l’échec de Ségolène Royal à la dernière élection présidentielle, celle du divorce entre la gauche et les salariés est centrale. Pourquoi ce divorce ? Parce la gauche est passée d’une identité « sociale » à une identité territoriale dans un parti dominé par les élus. La perte de savoir économique et une vision dogmatique du monde du travail ont fait le reste.
Le temps de la réconciliation est venu. Pour le réussir, il faut passer de l’image d’Epinal à la vision du travail tel qu’il est en répondant vraiment aux attentes des salariés face aux souffrances au travail ou aux inégalités salariales. Il faut prendre en compte le réel.
Renvoyant dos à dos les garants de l’âge d’or et les nostalgiques des maitres des forges, les auteurs se livrent à un examen approfondi des mutations du travail depuis 30 ans. Dans une économie globalisée et financiarisée, touchée par le vieillissement de la population et confrontée à la raréfaction croissante des ressources naturelles, le facteur travail redevient plus précieux. Les réponses fondées sur les principes de justice et d’efficacité permettent d’envisager le retour rapide au plein emploi de qualité.

François Kalfon est président du Think-Tank « la Fabrique » consacré aux questions sociales. Il a coordonné les travaux du groupe d’experts sur l’emploi au sein de la commission économique du PS.
Tristan Klein, docteur en économie du travail et fonctionnaire au ministère du Travail, est spécialiste de l’évaluation des politiques publiques et a conduit de nombreuses études sur les politiques de l’emploi.

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  • Robert Chapuis “La Rose et la Croix - Socialistes et chrétiens”

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Le christianisme a plus de 2000 ans, le socialisme moins de deux siècles. Ils ont longtemps paru incompatibles. Aujourd’hui, pourtant, des chrétiens sont socialistes et défendent avec vigueur la laïcité de l’État. Le socialisme s’est
ouvert à des valeurs communes à « ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas ».

On peut être désormais à la fois « bon chrétien » et « vrai socialiste », en contradiction avec les interdits pontificaux des temps anciens, lorsque la droite comptait sur l’Église pour  défendre ses intérêts. Aujourd’hui la croix peut s’unir à la rose ! Comment un tel scandale a-t-il pu se produire ?

Ancien dirigeant de la Jeunesse étudiante chrétienne, Robert Chapuis a exercé des  responsabilités nationales à l’UNEF, au PSU, au Parti socialiste. Professeur de lettres, il a été député de l’Ardèche (1981-1988), maire du Teil (1983-2001), secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique dans le gouvernement de Michel Rocard (1988-1991).

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  • Jean-François Claudon & Julien Guérin “Les jeunes Socialistes d’Epinay à la génération CPE”

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École de formation politique, porte-parole des revendications de la jeunesse dans les rangs de la gauche, « bac à sable » où l’on joue avant d’entrer dans la cour des grands, passage obligé pour qui aspire à une grande carrière dans le Parti ? Le Mouvement des jeunes socialistes est peut-être un peu tout cela à la fois.Les rapports du Parti socialiste avec son organisation de jeunesse n’ont jamais été un long fleuve tranquille : tensions, dissolutions, reprises en main ont été monnaie courante tout au long du XXe siècle.

Contre vents et marées, le MJS refondé en 1971 à Epinay s’est lancé dans une longue quête : celle de l’autonomie par rapport au PS. Elle a été obtenue en 1993. Cet ouvrage revient sur ce pan d’histoire contemporaine, et brosse aussi
une fresque de l’histoire du MJS depuis la fin des années soixante : son organisation interne, son regard sur l’épreuve du pouvoir à partir du début des années 1980, son insertion dans les luttes de la jeunesse, etc.

Jean-François Claudon, né en 1981, originaire de Nancy, est professeur d’histoire, doctorant et militant socialiste en région parisienne.

Julien Guérin, né en 1981, originaire du Puy-en-Velay, est professeur d’histoire. Militant socialiste, il a été membre du bureau national du MJS de 2003 à 2005.

Fiche de commande du livre : Téléchargement n23_claudon_et_gurin.pdf

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Dès à présent, vous pouvez passer commande en écrivant à : contact@denislefebvre.fr

Lancée en 2003, cette collection a publié depuis cette date 19 ouvrages au format de poche et 5 en grand format, dans des genres très variés :
- monographies historiques,
- essais contemporains,
- biographies,
- recueils de documents mis en perspective, etc.

L’Encyclopédie du socialisme : une démarche originale au service du socialisme, pour mieux connaître l’histoire et se projeter dans l’avenir.
http://www.encyclopediedusocialisme.net
L’Encyclopédie du socialisme
12, Cité Malesherbes
75009 Paris

Campagne “1 an de Sarkozy - 1 an d’illusion - 1 an de régression” - Arguments et ripostes

6 mai 2008 par centrefinistere

Télécharger les fiches argumentaires en pdf :


« 1 an de Sarkozy, 1 an d’illusion, 1 an de régression »

5 mai 2008 par centrefinistere

Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat, le PS lance une campagne sur le thème : “Un an d’illusion, un an de régression”.
Trois affiches, tirées à 300 000 exemplaires et un tract imprimé à plus de 3 millions d’exemplaires sont disponibles dans les fédérations socialistes.

> Télécharger le tract en pdf

Télécharger les affiches en pdf :

> Affiche “Payer son loyer ou fonder une famille ?”

> Affiche “Faire ses courses ou aller chez le médecin ?”

> Affiche “Avec 1000€ par mois comment vivre ?”

« La déclaration de principes est la carte d’identité du Parti socialiste »

1 mai 2008 par centrefinistere

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La Commission de la Rénovation du Parti vient d’élaborer un projet de « déclaration de principes » qui offre un nouveau regard sur les fondements de la théorie socialiste et la société qu’il entend construire pour les prochaines années.

L’analyse d’Alain Bergounioux, Secrétaire national aux Études.

Le Parti socialiste vient d’élaborer un projet de « déclaration de principe » pour 2008, la cinquième seulement en un siècle…

Précisons d’abord que ce projet a été élaboré par la Commission de
la Rénovation qui rassemble toutes les sensibilités du Parti. Et qu’il
sera soumis à débat, puis au vote des fédérations, avant d’être adopté
lors de la Convention nationale du 14 juin. Pour le reste, la première
déclaration de principes a été entérinée en 1905, au moment de la
création de la SFIO. La seconde a été rédigée en 1945, sous la plume de
Léon Blum, au moment de la refondation, après l’Occupation. Une
troisième a suivi, en 1969, en pleines discussions entre la SFIO et la
Convention des institutions républicaines (CIR), en perspective de la
création du Parti socialiste, à Épinay. La dernière (1990) a été
préparée en vue du congrès de Rennes, avec l’ambition de tirer des
enseignements des dix années écoulées. La future déclaration sera la
première du genre au XXI e siècle.

Comment définiriez-vous la notion de « principes » ?

La déclaration n’est ni un projet, ni un programme, ni même encore
un ensemble de mesures. Elle se résume par des idées fortes. C’est la
carte d’identité du Parti. Il ne s’agit cependant pas d’une plate-forme
programmatique, mais d’un texte précis et concis.

Quels sont les fondements théoriques de cette nouvelle déclaration ?

Elle débute par un préambule qui se réfère aux racines historiques
du Parti. La première partie s’interroge sur les finalités
fondamentales, à partir d’une réflexion sur la personne humaine, la
libération, les discriminations… Ce qui revient à définir très
clairement les rapports entre égalité et liberté. Gardons bien à
l’esprit que la perspective égalitaire de notre engagement se fait au
nom des libertés.

Il apparaît également très clairement qu’il ne peut y avoir de
libération possible qu’au prix d’une véritable sauvegarde de la
planète. Cette déclaration fait donc du développement durable une
finalité en soi, ce qui nous conduit à redéfinir la notion même de
progrès. Progrès humain, pour commencer, mais aussi rapport à la
science, en mettant l’accent sur le principe de précaution… Autant de
réflexions qui ne figuraient pas dans les précédentes déclarations de
principes.

Quelles perspectives ce texte dresse-t-il ?

Notre objectif est de démontrer que nous avons toujours un rapport
critique au capitalisme, en donnant une définition claire et précise de
notre positionnement. Nous érigeons ainsi en principe la notion
d’économie sociale et écologique du marché. Si celui-ci a toute sa
place dans notre société, il ne doit pas moins être soumis à régulation
dans le cadre d’une intervention de la puissance publique, là où c’est
nécessaire et indispensable. Nous donnons donc un fondement théorique à
la formule consacrée de Lionel Jospin : « Oui à l’économie de marché,
non à la société de marché ». Un certain nombre de biens ne peuvent
être distribués par le seul marché.

Dès lors que nous parvenons à démontrer qu’il y a équivalence entre
dignité humaine et sauvegarde de la planète, il nous faut imaginer un
modèle de développement qui puisse allier action économique, impératif
écologique et protection sociale. Nous tentons ensuite de définir ce
qui résulte de l’apport historique des socialistes dans les sociétés
européennes : quelle est notre conception de l’État, au regard du
système économique dans lequel nous vivons ? Quels objectifs
pouvons-nous lui assigner, en termes d’innovation, d’investissement et
de redistribution ? Toutes ces notions sont analysées sous un angle
international, affirmé dès l’origine par Jean Jaurès, et réaffirmé par
la suite. Nous parlons aussi de notre conception de la France à la fois
ouverte, singulière et universaliste.

Cette déclaration de principes fixe enfin dans le marbre quelques
caractères propres à notre vocabulaire commun, que nous nous efforçons
de définir. Qu’entendons-nous au juste par République ou laïcité ?
Quelle est notre conception de la justice et de l’Europe ? Quid de
notre rapport à la démocratie ? Autant de questions qui sont clairement
identifiées ici. Sans doute plus encore que par le passé.

Le socialisme peut-il incarner un nouvel espoir face aux méfaits du capitalisme et de l’ultralibéralisme ?

Celles et ceux qui ont travaillé sur cette déclaration sont
convaincus de la pertinence de l’action et de la théorie socialistes. À
sa lecture, on comprend pourquoi le socialisme démocratique, différent
du libéralisme, porte un message qui répond aux problématiques posées
par notre siècle : préservation de la planète, développement équilibré,
lutte contre les inégalités… Ce qui fait la force du socialisme, c’est
qu’il est capable d’allier l’idéal au réel, le futur et le présent,
tout en assumant les contradictions de notre société. Ce n’est pas une
faiblesse, mais une force qui permet une adaptation aux aléas auxquels
nous sommes sans cesse confrontés. C’est en ce sens qu’il porte un
espoir, non pas seulement parce qu’il est une idée, mais surtout parce
qu’il allie théorie et pratique.

Propos recueillis par Bruno Tranchant

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